Curiosité parisienne · Code de la route
Chercher un panneau STOP dans les rues de Paris relève presque de l’enquête : sur la voie publique, la capitale s’en passe. Voici pourquoi, et ce qui remplace ce fameux panneau rouge dans les carrefours parisiens.
En bref
Paris ne compte pratiquement aucun panneau STOP sur ses voies publiques. Pour régler ses carrefours, la capitale s’appuie sur la priorité à droite et les feux tricolores. Le dernier STOP réputé, situé quai Saint-Exupéry (16ᵉ), n’a plus été remplacé après 2016.
—Aucun (ou quasi) panneau stop à Paris sur la voie publique.
—Règle de substitution principale : la priorité à droite.
—Dernier STOP connu : quai Saint-Exupéry, dans le 16ᵉ arrondissement.
—On en trouve encore, mais uniquement sur des voies privées.
Un panneau porté disparu
Le panneau STOP est l’un des plus connus, car l’un des plus intelligibles — même sans permis de conduire. Rouge, avec le mot inscrit au centre, il est immédiatement reconnu des Français comme des touristes. Pourtant, en restant attentif, on constate qu’il est absent des rues parisiennes.
Le défi est réel : parcourez les voies publiques de la capitale, vous n’en trouverez pas un seul. Ce qui fait de l’absence de panneau stop à Paris l’une des curiosités les plus commentées du code de la route à l’échelle de la ville.
Le dernier retiré en 2016
Le dernier panneau STOP connu des Parisiens sur une voie publique se trouvait quai Saint-Exupéry, dans le 16ᵉ arrondissement. Il avait été installé à la sortie d’une entreprise de matériaux de construction, pour éviter que les véhicules de chantier ne s’engagent trop vite sur la chaussée.
Ce panneau est vite devenu célèbre. Réputé comme le dernier panneau STOP de Paris, il a été volé à de nombreuses reprises, et remplacé à chaque fois par la Préfecture de police — jusqu’à ce que celle-ci finisse par renoncer en 2016.
«
L’intervention à partir des voies secondaires serait rendue quasi impossible compte tenu du trafic, pénalisant ainsi notamment les résidents.
— Préfecture de police de Paris
Pourquoi ?
Si les panneaux STOP restent courants dans les autres villes françaises, Paris privilégie deux règles pour fluidifier son trafic : la priorité à droite et les feux tricolores. La capitale a bien été repeuplée provisoirement de STOP après un vote du Conseil de Paris, qui les avait réintroduits à la place de certains feux en zone 30 — mais la mesure n’a pas convaincu.
1
Priorité à droite
À un carrefour sans signalisation, le véhicule venant de la droite passe en premier. C’est la règle de base qui rend le STOP superflu dans la plupart des rues parisiennes.
2
Feux tricolores
Sur les axes plus chargés, les feux organisent le passage de manière dynamique, sans imposer l’arrêt systématique de tous les véhicules.
3
Voies privées
C’est là que subsistent des STOP : hors du domaine public, ils encadrent les sorties et allées où la priorité à droite ne suffit pas.
Ne pas marquer l’arrêt à un STOP reste une infraction sérieuse là où le panneau existe — un rappel utile pour qui roule au-delà du périphérique :
À retenir
1Sur la voie publique parisienne, le panneau STOP a quasiment disparu.
2La priorité à droite et les feux tricolores le remplacent au quotidien.
3Le dernier STOP réputé, quai Saint-Exupéry (16ᵉ), n’est plus remplacé depuis 2016.
4Les STOP encore visibles à Paris se trouvent sur des voies privées.
Questions fréquentes
Où se trouve le seul panneau stop de Paris ?+
Le panneau réputé comme le dernier de Paris se trouvait quai Saint-Exupéry, dans le 16ᵉ arrondissement, à la sortie d’une entreprise de matériaux de construction. Volé à plusieurs reprises, il n’a plus été remplacé par la Préfecture de police après 2016.
Est-ce qu’il y a des stop à Paris ?+
Sur la voie publique, il n’y a pratiquement aucun panneau STOP : la ville fonctionne à la priorité à droite et aux feux tricolores. On peut encore en croiser, mais uniquement sur des voies privées.
Pourquoi les panneaux stop sont octogonaux ?+
Le STOP est le seul panneau à forme octogonale, standardisée à l’international. Cette silhouette unique le rend reconnaissable de loin, sous n’importe quel angle et même partiellement masqué — un conducteur identifie l’ordre d’arrêt à la seule forme, sans avoir à lire le mot.
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