Découverte de la villa néo-grecque de Jérôme Bonaparte

Découvrez la somptueuse villa antique construite par un membre de la famille Bonaparte à Paris !

Gustave Boulanger, Répétition du Joueur de flûte et de la Femme de Diomède chez le prince Napoléon (1861)




Découverte de la villa néo-grecque de Jérôme Bonaparte

Un hôtel particulier d’inspiration néo-grecque

Le prince Napoléon-Jérôme Bonaparte, cousin de l’empereur, souhaite ériger un hôtel particulier d’inspiration néo-grecque pour impressionner sa maîtresse, la tragédienne Rachel Félix. Surnommé “Plon-Plon”, il fait appel à plusieurs architectes pour bâtir la déroutante villa, dont Alfred-Nicolas Normand. Le chantier commence en 1856 au 16-18 avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement de Paris, et l’édifice est achevé en 1860.

Grandeur et démesure

L’hôtel particulier est inauguré en février 1860 lors d’une “fête à l’antique” qui réunit l’empereur, l’impératrice et la cour. Les visiteurs sont partagés entre émerveillement et sidération pour cette folie architecturale qui dépasse l’entendement. Les décors intérieurs ont été réalisés par l’ornemaniste Charles Rossigneux et les peintres Sébastien Cornu et Jean-Léon Gérôme. Des couleurs chaudes alternant entre le rouge et le noir habillent l’ensemble des tapisseries et des peintures. Mais la démesure de l’édifice (qui contient une bibliothèque et même des thermes !) ne dure qu’un temps.

  • Des toiles marouflées réalisées par Charles Rossigneux et les peintres Sébastien Cornu et Jean-Léon Gérôme ornent l’intérieur.
  • Une collection d’antiquités égyptiennes appartenant au prince Napoléon, ainsi qu’une série de bustes de la famille Bonaparte provenant du sculpteur Eugène Guillaume, sont également exposées.

La fin d’un joyau éphémère

Le mariage politique de Napoléon-Jérôme avec Clotilde de Savoie réduit à néant l’espoir de faire perdurer la villa, et, en 1865, le prince doit quitter la France à la suite de désaccords avec l’empereur. L’année suivante, l’hôtel particulier est cédé à des investisseurs qui en font temporairement un musée. Abandonnée à la fin du siège de Paris en 1871, la maison pompéienne disparaît définitivement en 1891, qui sera entièrement démolie.



Del Monique de Travel-Fun

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