Découvrez le Jardin du Ranelagh, un trésor de statues anciennes à Paris

Découvrez la fable de La Fontaine qui illustre ce monument emblématique parisien !

Charles Correia, Monument à La Fontaine, 1983 - © Philippe Guillot



Découvrez le Jardin du Ranelagh, un trésor de statues anciennes à Paris

Un jardin sous Haussmann

En 1860, le baron Haussmann a décidé d’aménager un jardin public de six hectares dans le 16e arrondissement. Celui-ci a pris le nom de “Ranelagh“, en hommage au diplomate irlandais Lord Ranelagh. Aujourd’hui, cet espace est aménagé pour les enfants, avec son théâtre de marionnettes, ses tables de ping-pong et l’un des plus manèges de Paris : le “manège des P’tits Cavaliers du Ranelagh”, avec ses chevaux en bois. Les différentes voies ont quant à elles étaient nommées en hommage à plusieurs personnalités disparues, telles que le scientifique Jean-François Pilâtre de Rozier, la chanteuse Davia ou la féministe Adrienne Avril de Sainte-Croix.

Des statues qui se dérobent

Le jardin du Ranelagh compte plusieurs statues datant de la fin du XIXe siècle, dont la plus ancienne est un portrait de Caïn réalisé par Joseph-Michel Caillé en 1871. On y trouve également le Pêcheur ramenant dans ses filets la tête d’Orphée par Léon-Eugène Longepied, ou Vision du poète par Georges Bareau.

Deux socles en pierre sans statue se trouvent aussi dans le jardin : l’un, vers La Muette, accueillait autrefois le bronze L’Amour fugitif d’Ernest Damé qui a été fondu sous l’Occupation, en 1942 ; l’autre, situé vers l’avenue Raphaël, devait soutenir une sculpture aujourd’hui inconnue. Sur le premier socle, une petite sculpture rouge est toutefois apparue durant un temps : déposée là par l’artiste toulousain James Colomina, celle qui se nommait Attrape-cœur a finalement été volée au bout de quelques jours.

Un hommage à La Fontaine

Parmi cet ensemble de statues, on en trouve une qui attire le regard : le Monument à La Fontaine. Située à l’angle des avenues Prudhon et Ingres, cette statue en bronze a été réalisée par Charles Correia en 1984. On y reconnaît le moraliste accompagné d’un corbeau et d’un renard, en référence à sa célèbre fable. Cette statue remplace un autre monument réalisé en 1891 par le sculpteur Alphonse Dumilatre pour lui rendre hommage, qui a également été fondu en 1942.

Les statues du Jardin du Ranelagh offrent un véritable voyage dans le temps, en conservant l’histoire et la culture artistique de Paris.


Del Monique de Travel-Fun

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